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Le socioconstructivisme et la Zone Proximale de Développement de L. S. Vygotski

Lev Semionovitch Vygotski (1896 – 1934) est le père du socioconstructivisme. Il a créé le concept de Zone Proximale de Développement (ZPD).

  • Le socioconstructivisme

    Pour Vygotski, l’apprentissage se fait dans un contexte social, c’est-à-dire avec l’aide d’une autre personne. Celle-ci peut être expert, un formateur, un autre apprenant, un tueur …

    Dans un contexte pédagogique, c’est en interagissant, en échangeant ses connaissances, ses compréhensions, ses stratégies  que des apprenants arrivent à développer leurs propres conceptions. Le langage est donc très important car il permet de développer la pensée et de perfectionner l’apprentissage.

    Ces interactions sont organisées selon un étayage : la Zone Proximale de Développement.

    Le concept de ZPD

    La Zone Proximale de Développement est un espace situé entre deux zones :

    • Une zone où l’on trouve les tâches qu’un enfant peut réaliser lui-même, seul (en autonomie) ;
    • Une zone où l’on trouve les tâches qu’un enfant ne peut pas réaliser lui-même.

    La ZPD est située au milieu de ces deux zones. On y trouve les tâches qu’un enfant parvient à réaliser avec l’aide d’une personne plus avancée dans ce domaine. La ZPD est donc tout ce que l’enfant peut maîtriser quand une aide appropriée lui est donnée

    Application de la théorie socioconstructiviste par le formateur

    L’objectif du formateur est de rendre l’apprenant autonome. La première intention est donc d’identifier les tâches à situer dans la ZPD de l’apprenant ; celles qu’il ne maitrise pas seul. Le but est de faire passer ces tâches dans la zone d’autonomie de l’apprenant.

    Le pédagogue va dans un premier temps identifier dans la zone d’autonomie les tâches considérées comme ni trop faciles, ni trop difficiles mais que l’apprenant sait faire seul. Comme il maitrise ces tâches, le succès sera « au rendez-vous » développant ainsi chez l’apprenant la confiance en soi, le sentiment de réussite.

    Dans un deuxième temps, le pédagogue va identifier les tâches un peu plus difficiles situées dans la ZPD de l’apprenant ; celles qu’il ne peut réaliser qu’avec l’appui d’une autre personne.

    Le formateur propose à l’apprenant qu’il réalise la tâche avec un tuteur et/ou avec un ou d’autres apprenants qui le guident, explicitent la tâche, démontrent … Il crée le contexte social, les conditions de l’interaction. Le formateur anime les échanges sans les couper par des affirmations.  Il n’intervient que pour apporter des nuances ou corriger des incompréhensions. Les erreurs sont donc admises.

    On retire l’aide petit à petit jusqu’à ce que l’apprenant fasse seul et réussisse et que la tâche devienne facile pour ce dernier.

    La tâche réalisée en autonome bascule dans la zone d’autonomie. Elle sort de sa ZPD

    C’est en programmant des apprentissages adaptés à l’apprenant, en procédant à un étayage pédagogique organisé dans un contexte social d’échanges que l’on construit sa connaissance. C’est avec l’aide d’un autre, plus expérimenté, que l’on construit sa connaissance. L’échange lors de séances d’apprentissage entre l’apprenant et son facilitateur l’amène à percevoir les choses autrement, à acquérir d’autres possibilités d’action, à acquérir son propre rapport avec le processus d’action, à se détacher petit à petit de la vision propre du formateur.

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